2ème récap

Publié le par La basket trouée

  Le jour tant redouté est arrivé : celui où je mesure, pèse, analyse ces 5 dernières semaines durant lesquelles j'ai suivi le programme de Pacte Minceur.

 

Durant ces 5 semaines, j'ai laissé balance et mètre au placard. Je savais que le fait de reprendre une alimentation "anti-régime" allait me faire "grossir" sensiblement. J'entends par "grossir", prendre du poids sur Dame balance, notre déesse du pondéral, cruelle et magistrale et dont jamais on ne remettrait en cause la fiabilité de ses dires numériques.

 

J'étais moins inquiète quant à mes mensurations. Mon miroir me déformait un jour, pour me remodeler quelques autres plus tard, avant de recommencer, au milieu, en haut pour finir sa ronde sur la pointe de mes hanches.

 

 Pour ne pas blesser mon orgueil de rondelette en pleine ascension sportive, j'ai commencé par mesurer mes rondeurs. La chute des centimètres ne sait pas fait attendre avec, en tête, un spectaculaire "- 4 cm" au niveau du ventre. C'est lui qui a le plus bénéficié de la fonte des grasses, changeant complètement, l'allure générale de ma silhouette. J'y reviendrai plus tard.

 

Puis je suis passée au poids et le résultat m'a tiré une vilaine moue. Seulement 900 grs en moins qui m'ont laissée perplexe et tristounette quelques heures.

 

Je m'y attendais car le coach m'avait prévenue. J'ai certainement pris les 15 premiers jours, le poids hydrique que les régimes habituels commencent à faire perdre et même si les muscles, à volume égal, rendent la silhouette plus jolie, ils pèsent un peu plus que le gras.

 

En image, le tableau de la dégringolade, qui fait quand même du bien à regarder...

 

Je n'ai perdu que 900 grs et suis pourtant passée de 39.6 %  à 36.8 % de taux de graisse.

  

 

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Comme j'ai joué le jeu à fond, j'ai fait, comme demandé, la photo de départ et celle de l'arrivée, à la différence que je ne me suis pas mise en maillot de bain

 

Régulièrement, quand je fais un régime, je le fais le truc des photos, donc ce n'est pas une première. Mais là, quand je me regarde, je me demande comme je n'ai pu perdre qu'un seul kilo.

 

Sur la photo de gauche, je porte un pantalon T44 et sur la droite, un de T42. Je suis dans un entre deux inconfortable. Le 44 me déforme tellement il me va grand, aujourd'hui et le 42 est encore trop serré. Mais pour la photo témoin, j'accepte de me boudiner juste pour qu'on voit la différence.

 

face masque

   

 

On voit bien la perte de ventre, mais aussi les bourrelets du dos moins nombreux. Du coup je me tiens plud droite et ça change tout.

PS : ma petite chienne ne m'ayant pas signé de droit de diffuser son image, je l'habille, elle aussi, du lapin camoufleur pour ne pas avoir sos animaux  exploités, sur le dos.

 

 

 

 profil lapin

 

Bon là, on voit bien que le 42 c'est pas encore pour tout de suite, mais il y a déjà moins de volume  en général. J'ai quand même un bon pétard, moi...

 

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J'aime bien cette photo parce qu'elle m'a réconciliée avec mon seul petit kilo en moins. Sur celle de gauche, je l'ai prise lors de mon dernier régime, quand j'avais atteint 67.2 kg. Je n'aurais pas fermé le T42, même si je paraissais moins gonflée qu'à 69.5 kg.

J'ai bien sûr tout repris, comme d'habitude... A droite la photo la plus récente avec 15 heures de CAP à mon actif, aucun régime et une petite prise de poids. Pourtant j'ai l'impression d'avoir moins de volume...

 

 

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La course à pied et moi

 

Voilà 5 semaines que je cours 1 heure, 3 fois par semaine. Avant ces 5 semaines, je n'avais jamais fait de sport. Il m'arrivait de sortir mes chiens l'hiver ou de faire un peu de vélo d'appartement, mais mes bonnes résolutions physiques disparaissaient dès mon premier écart alimentaire. Comme quoi, tout est lié...

 

La course à pied est LE sport que je n'aurais jamais voulu pratiquer. Je ne l'aurais d'ailleurs jamais fait si je n'avais pas suivi les conseils du coach. En effet, dans les magazines on vous montre des programmes débutants mais en réalité ils restent peu adaptés à des gens en surpoids qui crachent leurs poumons au bout de 30 secondes.

 

J'ai voulu jouer le jeu et je n'ai jamais fait moins d'une heure d'endurance et ce, dès la première fois. Bien sûr, au début, je trottinais-marchais et ne devais pas dépasser les 4km. C'était éprouvant au niveau des muscles, mais mon souffle, lui, ne s'est jamais trouvé à cours.

 

Aujourd'hui, je fais un vrai jogging. J'ai encore beaucoup à apprendre mais l'évolution est là. De 4km/h à 134 pulsations, je suis passée à 6 km/h avec de vraies foulées et une moyenne de 148 pulsations/mn.

 

Je vais encore progresser car maintenant je peux m'intéresser aux journaux de running et y trouver des conseils intéressants, même si ceux-ci s'adressent quand même à des personnes arrivant au moins à 8km/h.

 

Je ressens encore peu les endorphines, en particulier ces derniers temps car je sens que j'augmente ma force de travail. Mais l'impression de faire du bien à mon corps, d'être une femme courageuse qui ne se laisse pas impressionner par l'inconnu est bien là.

 

 

 

 

 

La bouffe et moi

 

Entre la nourriture et moi, c'est une histoire de haine-passion. Que la nourriture n'est là que pour me faire vivre, ne fait pas partie de ma conception des choses. Elle m'aide à avoir mieux peur, à rester "laide", apaise mon côté enfant, déchire mon alter-égo en sachant mieux que quiconque me montrer faible et sans intérêt.

 

 

Je me cache pour manger, je ne dors pas pour manger. J'attends et cette souffrance boulimique, personne ne peut la comprendre tant qu'il ne l'a pas vécu.

 

 

Avant de courir, j'étais prête à m'inscrire aux boulimiques anonymes, prête à affronter n'importe quel moyen qui me donnerait l'espoir d'arrêter cette orgie malsaine et destructrice.

 

 

Quand j'ai commencé Pacte Minceur, j'étais à un moment où j'entrais dans un deuil familial douloureux qui m'avait fait entrer dans une période mitigée entre le jeûne et la boulimie. Je n'étais pas dans un moment où je pouvais trouver la force de me battre, alors j'ai suivi les conseils alimentaires du coach de la façon la plus simple qui soit.

 

 

Je crois que je n'avais pas mangé de cette façon depuis mon enfance. Des féculents à tous les repas ou du pain et des céréales au petit déjeuner était quelque chose d'impensable pour l'équilibre pondéral d'une femme.

 

 

Afin de ne pas tomber dans les travers du trop, j'ai fini par peser mes féculents. 70 grs poids crus par repas ou 250 grs de pommes de terre.

 

 

J'ai mangé de tout et en bonne quantité. A la cantine, mon assiette est la plus remplie (mais je préfère emmener mes repas) et je n'ai aucun scrupule à manger une barre de chocolat après le repas du soir. Je mange à l'extérieur aussi en me rendant compte que je n'ai plus envie de me jeter sur tout et n'importe quoi quand je suis au restaurant.

 

 

5 semaines après le début de l'aventure, je n'ai eu aucune crise de boulimie. Et si mes crises étaient seulement dûes à un manque alimentaire ? Si je n'avais pas besoin de m'inscrire dans un centre de boulimiques anonymes ? Si, tout simplement, je me sentais, jusque là, coupable de manger ?

 

 

Je me rends même compte que je ne goûte plus. A l'heure où je m'asseyais sur le canapé pour déguster un petit en-cas, je suis en train de préparer le repas pour finir plus tôt ou tout simplement je suis déjà partie courir. 

 

 

J'ai presque peur que ce soit trop beau pour être vrai, mais il est possible que de courir et de bien manger transforme quelque chose de plus important que ma silhouette : mon être tout entier.

 

 

 

 

 

Pacte Minceur

 

J'ai juste envie de lui dire merci ne serait-ce que pour le mois que je viens de vivre. Mon blog n'aurait jamais commencé sans Marc, son coach et ma transformation non plus.

Je croyais connaître les bases de la minceur et je me suis rendue compte que non.

 

 

Si, le sport (l'endurance) fait maigrir et non, on est pas obligé de manger triste ou ultra diététique pour s'affiner. Non, la balance n'est pas un outil qui ne montre que la perte de la masse grasse. Elle peut nous annoncer - 3kg de muscles, d'eau en nous faisant penser qu'on est sur le bon chemin.

 

 

Et surtout, surtout... je ne pense plus à la bouffe tout le temps (mais ça c'est très personnel).  J'ai peur de trop en parler tellement ce bonheur me parait fragile. Mais pour essayer de le retenir, je vais courir, courir encore et ne pas oublier de manger tout ce que la nature m'offre et non pas les trucs chimiques qui rendent encore plus boulimique.

 

 

Par contre, je reconnais que pour une femme qui travaille, trouver 1h30 à 2h00 dans la semaine pour courir (je pense au temps qu'on met à tout préparer et ensuite à ranger) c'est assez difficile.

J'y sacrifie encore trop mon sommeil mais je commence à tâter une organisation nouvelle qui me permettra de rallonger mes nuits. Mais c'est pas encore gagné et je dois bien reconnaître que je suis épuisée.

 

 

Un homme qui laisse sa maison après le travail pour faire du sport, c'est normal. Une femme... c'est une autre histoire. En bref, je peux comprendre qu'il soit plus facile de se restreindre de façon alimentaire que de devoir tout laisser en plan pour aller courir. Mais moi, je ne peux plus et je n'y crois plus. Je ne serai jamais dans une fourchette normale avec un régime et surtout, je n'en peux plus de toutes ces frustrations.

 

 

Alors je repas pour 5 semaines et on verra bien ce que dira ma prochaine récap...

 

 

Merci Marc pour cette belle aventure. J'espère qu'elle ne fait que commencer.

 

Publié dans Les récaps

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